Le glaucome

QU’EST-CE QUE LE GLAUCOME ?

Il existe plusieurs types de glaucome dont le point commun est une destruction progressive des fibres du nerf optique. Cette destruction, très longtemps insidieuse et asymptomatique, aboutit à une perte progressive de la vision, d’abord périphérique puis centrale.
Le principal facteur de risque est une augmentation de la pression intraoculaire, mais il existe également des formes de glaucome à pression oculaire normale.
Il existe deux mécanismes principaux de glaucome, à angle irido-cornéen ouvert (de loin le plus fréquent) ou à angle irido-cornéen fermé (ou étroit). Ces deux familles de glaucome ont des traitements différents.

Vision altérée par un glaucome débutant

Vision altérée par un glaucome débutant

Vision altérée par un glaucome grave

Vision altérée par un glaucome grave

Vision altérée par un glaucome très grave

Vision altérée par un glaucome très grave

A QUEL AGE PEUT-ON SOUFFRIR D’UN GLAUCOME ?

Le glaucome peut survenir à tout âge, mais il s’agit le plus souvent d’une maladie de la deuxième partie de la vie. Il existe des formes congénitales, parfois manifestes dès la naissance. On retrouve souvent un caractère familial et héréditaire : il existe des gènes du glaucome. La connaissance de cas familiaux est donc un facteur de risque particulier, qui justifie un dépistage et une surveillance régulière.

COMMENT TRAITE-T-ON UN GLAUCOME ?

Si certaines formes de glaucome (glaucome congénital, glaucome par fermeture de l’angle) sont le plus souvent traitées chirurgicalement d’emblée, le glaucome chronique à angle ouvert de l’adulte est le plus souvent traité par différents traitements médicaux (collyres). Ces traitements peuvent être utilisés en association, afin de cumuler leurs effets bénéfiques sur la tension oculaire et sur la préservation de la fonction visuelle.
S’ils s’avèrent insuffisants, ou s’ils sont mal tolérés par le patient, on envisagera un traitement chirurgical, dont le laser peut être une première étape. La clinique Sourdille est particulièrement engagée, aux côtés de plusieurs centres français et internationaux, dans ce traitement chirurgical, et en particulier dans la chirurgie non perforante du trabéculum.
Cette approche nouvelle, remplaçant ou complétant les interventions traditionnelles (trabéculectomie par exemple), nous a permis de diminuer le nombre et la fréquence des complications de la chirurgie du glaucome.

CONSULTATION EXTERNE, CHIRURGIE AMBULATOIRE OU HOSPITALISATION ?

L’intervention se pratique le plus souvent sous anesthésie locale et dure environ 30 minutes. Une hospitalisation de quelques heures est habituellement suffisante. Parfois, un séjour de 24 à 48 heures est nécessaire.

QUELLES PRÉCAUTIONS PRENDRE APRES L’INTERVENTION ?

Une diminution partielle et transitoire de la vision peut être observée pendant quelques jours. Une sensation de corps étranger, liée à la présence de sutures superficielles résorbables, est fréquente, plus génante que douloureuse. La reprise d’une vie normale peut être envisagée dès le lendemain ou le surlendemain de l’intervention. Un traitement local par collyres sera poursuivi pendant au moins un mois. Tout choc sur l’œil, tout frottement appuyé doit évidemment être évité pendant la période post-opératoire.

EXISTE-T-IL DES EFFETS SECONDAIRES OU DES COMPLICATIONS ?

Comme après toute intervention intraoculaire, certaines complications peuvent survenir, même si elles sont peu fréquentes. La présence d’une légère hémorragie de l’oeil opéré, la dilatation de la pupille par les collyres prescrits pendant les premiers jours, les variations visuelles sont le plus souvent sans conséquence ; tout rentre dans l’ordre en quelques jours. Mais l’existence de douleurs fortes, non calmées par les antalgiques habituels, doit motiver un appel immédiat à la clinique, particulièrement si elles s’accompagnent d’une baisse de la vision.

QUELS SONT LES CONTRÔLES POSTOPÉRATOIRES ?

Les contrôles postopératoires se font habituellement à 8-10 jours, un mois, trois mois et six mois, puis ils deviennent plus espacés. Ils sont destinés à vérifier la bonne cicatrisation, l’acuité visuelle, la tension oculaire et l’ensemble des paramètres de la fonction visuelle. Ces visites permettent de constater la normalisation de la tension et la stabilité de la vision. En cas d’élévation secondaire de la tension, un traitement approprié sera entrepris.

CONCLUSION

Quels sont, en conclusion, les mots clés du glaucome ?

  • le dépistage : indispensable car le glaucome chronique est très incideux et parce que le traitement ne permet pas de récupérer la vision perdue;
  • le traitement : il ne permet pas de récupérer la vision perdue, mais il permet d’empêcher une nouvelle détérioration de la vision. Le traitement doit donc être débuté le plus précocément possible, si possible avant que la vision ne soit altérée, et administré au long cours très régulièrement;
  • la surveillance à long terme : on ne  » guérit  » pas un glaucome chronique car on ne fait pas disparaître la (ou les) causes(s) de cette affection.

Pour plus d’informations : voir le site www.prevention-glaucome.com