Politique de lutte contre la douleur à la Clinique Sourdille

Prise en charge de la douleur

Préambule

La douleur ne doit plus être considérée comme inévitable lors d’une hospitalisation. Qu’elle soit aigue ou chronique, consécutive à des affections médicales ou chirurgicales, cancéreuses ou non, sa prise en charge est une préoccupation quotidienne de tous les acteurs de soins de la clinique, en référence aux textes de loi :

  • Circulaire DHOS/E2/2002/266 du 30 avril 2002 relative à la mise en œuvre du programme national de lutte contre la douleur 2002- 2005 dans les établissements de santé
  • Circulaire DGS/SQ2/DH/DAS n°99-84 du 11 février 1999 relative à la mise en place de protocole de prise en charge de la douleur aiguë par les équipes pluridisciplinaires médicales et soignantes des établissements -de santé et institutions médico-sociales
  • Art. L.710-3-1 du Code de la santé publique (Livre VI) : loi 95-116 du 4 février 1995, art.31 et 32 ; modifié par la loi 96-452 du 28 mai 1996, art.14

Gestion de la douleur

Elle repose sur :

  • l’administration de médicaments adaptés à l’intensité de la douleur appelés antalgiques. Ils peuvent être associés et administrés par voie orale, sous cutanée, en patch ou en intraveineux.
  • sur la réalisation d’une anesthésie locorégionale

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Prise en charge de la douleur

La douleur est prise en charge tout au long du séjour du patient :

En préopératoire

  • à l’oral :
    -en consultation d’anesthésie
    -dans les services, par le personnel soignant (informations données aux patients et tracées dans le dossier de soins : check list douleur)
  • à l’écrit :
    -Affichage de poster dans la salle d’attente des anesthésistes et remise d’un livret adapté aux enfants sur l’anesthésie et la prise en charge de la douleur
    -Guide info patient remis dès la pré admission

En per opératoire

Les protocoles anti-douleur sont débutés dès la salle d’induction avant tout geste chirurgical

En post opératoire

Les protocoles débutés au bloc sont poursuivis et/ou réadaptés si besoin, dès la salle de réveil, jusqu’à la sortie de l’établissement du patient.
Une ordonnance d’antalgiques est délivrée au patient à sa sortie ; celle-ci est adaptée au type de chirurgie et établie en concertation entre le chirurgien et l’anesthésiste.

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Les référents douleur

Dans chaque service de la clinique, il existe un référent qui travaille en collaboration avec le comité de lutte contre la douleur.
Au quotidien dans les services, le traitement de la douleur repose sur des protocoles écrits. Ces protocoles permettent la mise en route immédiate d’un traitement efficace.
L’infirmière « référente douleur » est présente pour répondre aux besoins des équipes et des patients.
Sous la responsabilité et en concertation avec son responsable de service :

  • Elle participe à la formation continue interne du personnel paramédical (réunions d’information, diffusion de documents,…)
  • Elle participe à la prise en charge de la douleur
    • mise en place d’outils d’évaluation (EVA, ENS, échelle visuelle comportementale)
    • transmissions aux équipes médicales (médecins, anesthésistes)
  • Elle coordonne au niveau des services de l’établissement toute action visant à mieux organiser la prise en charge de la douleur
  • Elle s’assure de la qualité de l’évaluation de la douleur et de son traitement par des enquêtes, des audits et des études de dossiers.
  • Elle participe à la formation continue interne du personnel médical et paramédical (réunions d’information, diffusion de documents,…)
  • Elle rend compte auprès du CLUD des actions d’amélioration de la qualité de soins de la douleur menées sur le terrain
  • Elle participe à l’information et l’éducation du patient et de la famille (lors de l’entretien d’entrée, en SSPI, au retour du bloc, lors des consultations médicales)
  • Elle collabore avec les praticiens pour la mise en place des protocoles d’analgésie
  • Elle participe aux réseaux de soins sur la douleur

Le Comité de Lutte contre la Douleur (CLUD)

Le CLUD est un comité de réflexion qui se réunit 1 fois par trimestre. Il s’agit d’une instance pluridisciplinaire qui propose et coordonne les actions de soins, d’enseignement, de recherche dans le domaine de la prise en charge de la douleur. Le CLUD est composé d’un médecin anesthésiste, d’un chirurgien, du pharmacien, du directeur d’établissement, des cadres de santé, des infirmières « référente douleur » et du responsable qualité.